|
Introduction |
|
|
|
La ville de
Québec couvre un territoire de 542 km2 composé à environ
45% de surfaces boisées et comptant notamment quatre
importantes rivières qui se déversent dans le fleuve
Saint-Laurent, soit les rivières du Cap Rouge,
Saint-Charles, Beauport et Montmorency.
Devant le
constat de l'augmentation massive de son capital naturel,
à la suite de la création de la ville nouvelle en 2002,
la Ville de Québec a décidé de se doter d’un plan
directeur des milieux naturels et de la forêt urbaine
qui traitera du domaine forestier, des boisés urbains,
des milieux humides, des plans d’eau et des arbres
urbains. |
|
m
|
Le présent
répertoire est un des premiers ouvrages réalisés dans le cadre
du plan directeur. Il constitue un outil précieux pour
identifier les milieux naturels d’intérêt et orienter les
actions à entreprendre pour favoriser leur préservation et leur
mise en valeur. Il fournit également de nombreux renseignements
sur les plus beaux parcs naturels de la ville de Québec incluant
les territoires de Saint-Augustin-de-Desmaures et de
L’Ancienne-Lorette.
Objectifs
Les objectifs ciblés par le répertoire sont de réaliser une
première sélection de milieux naturels d’intérêt sur le
territoire de la ville de Québec et de fournir une connaissance
de base sur leurs composantes biotiques et la nature de la
protection dont ils bénéficient.
Critères de
sélection desmilieux naturels d’intérêt
Les milieux naturels regroupent des réalités aussi variées
qu’une forêt, un boisé urbain, un milieu humide, un plan ou un
cours d’eau.
Les sites reconnus « d’intérêt » sont des sites sélectionnés de
superficies et de propriétés diverses. La sélection des sites
pour le répertoire s’est appuyée sur l’analyse de leurs valeurs
écologique et sociale.
D’une part, la valeur écologique des sites a été établie à
partir des critères suivants : la rareté écologique, la richesse
écologique, la maturité et la protection de la qualité de l’eau.
D’autre part, l’appropriation par les citoyens, les attributs au
plan de la localisation et la rareté relative ont permis de
déterminer la valeur sociale des sites.
Critères de valeur écologique
Rareté écologique Le critère de rareté écologique se rapporte à
l’ensemble du peuplement ou encore à une espèce inusitée propre
à ce peuplement. Ce critère oriente donc la sélection de
communautés dont la répartition est restreinte ou rare dans la
région (ex. la hêtraie de Saint-Augustin) ou encore les habitats
reconnus d’espèces floristiques et/ou fauniques menacées,
vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées.
-
Richesse
écologique
La richesse réfère à la diversité d’espèces floristiques et
fauniques. Ce critère fait valoir des habitats à grande
valeur écologique caractérisés par la présence d’espèces
plus méridionales, comme l’érablière sucrière à ostryer de
Virginie et noyer cendré du parc de la Montagne-des-Roches.
Il favorise aussi la sélection de sites de grande superficie,
composés d’une variété de peuplements et d’habitats.
-
Maturité
Ce critère distingue les peuplements les plus matures et les
milieux présentant quelques spécimens d’arbres
particulièrement âgés. Parmi ceux-ci, nous retrouvons
notamment le boisé Irving.
-
Protection de
la qualité de l’eau
Ce critère oriente la sélection de sites dont la
conservation est particulièrement importante en raison de
leur rôle de protection de la qualité de l’eau. Il a
notamment entraîné la sélection des trois sources
d’alimentation en eau potable de la ville.
Démarche
méthodologique
La méthodologie a emprunté un cheminement en quatre grandes
étapes, soit : la constitution d’une liste préliminaire de
sites, la photointerprétation du territoire, la sélection finale
des sites et, finalement, le montage des fiches cartographiques
et du répertoire.
La constitution d’une liste préliminaire de sites
Une consultation
auprès du personnel des arrondissements au cours de 2002 a
permis au Service de l’environnement de la Ville de Québec de
dresser une première liste de milieux naturels de propriétés
publiques sur le territoire de la nouvelle ville de Québec.
Une seconde
consultation menée à l’été 2003 auprès des organismes du milieu
préoccupés par la conservation des milieux naturels, a permis de
compléter la liste préliminaire des sites d’intérêt potentiels
et de recueillir des informations pertinentes à leur sujet. À la
fin de cette étape, la liste préliminaire était composée d’une
centaine de sites incluant de nombreux parcs naturels publics et
plusieurs sites de propriété privée.
La photointerprétation du territoire
La sélection préliminaire a été complétée par une analyse du
territoire à l’étude réalisée à partir des informations de la
cartographie écoforestière (1993) et de la couverture
photographique à l’échelle 1:15 000 du territoire datant de
l’été 2002. Cette analyse a résulté en l’identification et la
localisation de nouveaux sites susceptibles de présenter les
attributs recherchés. À la suite de ce travail, le nombre de
sites potentiels se chiffrait au total à près de 130.
La sélection finale des sites
La sélection finale des sites a été effectuée en s’appuyant sur
les critères présentés précédemment. Divers représen-tants
municipaux et de groupes du milieu démontrant une grande
connaissance du territoire ont également été consultés à cette
étape.
Parmi les sites
retenus, un certain nombre avait fait l’objet d’analyses
détaillées permettant de les caractériser adéquatement aux fins
de la sélection définitive.
Tous les sites moins
bien documentés ont été visités. Des virées d’inventaire et des
points d’observation ont été réalisés dans chaque site afin de
préciser les limites des unités écologiques et de recueillir des
informations complémentaires pertinentes à l’égard de leurs
caractéristiques écologiques, esthétiques et panoramiques. Les
visites ont aussi permis de relever des indices de fréquentation
par la population, la présence d’habitats fauniques ainsi que
différents autres éléments d’intérêt non discernables par
photointerprétation (vue panoramique particulière, présence de
résurgences, etc.).
À la fin de cette
étape, les 67 sites composant le répertoire actuel ont été
sélectionnés. Comme certains sites ont été fractionnés en
tronçons, le répertoire comprend toutefois 78 fiches.
Le montage des fiches cartographiques et du répertoire
Des fiches cartographiques ont été élaborées afin de localiser,
décrire et illustrer chaque site retenu au répertoire. Chaque
fiche présente les limites du site et les unités qui le
composent (peuplements forestiers et autres associations
végétales, aires aménagées, etc.). Les orthoimages d’avril 2003
du territoire de la ville sont utilisées comme fond de plan.
Compte tenu des dimensions très variables des sites, diverses
échelles allant du 1:2500 à 1:45000 ont été utilisées pour la
présentation cartographique. Les unités sont, pour leur part,
numérotées séquentiellement et leurs appellations et superficies
apparais-sent à l’intérieur d’une cartouche située en marge de
la fiche. L’information relative aux unités provient en partie
du travail de photointerprétation précisé au terrain et en
partie d’études de végétation. Dans les cas où le détail de
l’information excédait les besoins de la présente étude, une
généralisation de l’information cartographique a été appliquée.
Une trame de couleur
renseigne sur le type de propriété du site. Les propriétés ont
été regroupées en trois catégories et sont différenciées par un
code de couleur: vert pour les propriétés municipales; jaune
pour les propriétés publiques (gouvernements fédéral et
provincial, organismes parapublics, commissions scolaires, etc.)
et rouge pour les propriétés privées (individus, corporations,
institutions religieuses, etc.). La sommation des superficies
par type de propriété apparaît au bas de chaque fiche
cartographique.
Finalement, chaque
fiche présente une photographie du site et un court texte
descriptif qui fournit des renseignements sur ses attraits et
sur le niveau de protection qui lui est accordé en vertu du
zonage municipal. Il est important de souligner que les
informations sur le zonage proviennent des plans de zonage des
anciennes villes de la Communauté urbaine de Québec; le plan de
zonage harmonisé de la nouvelle ville de Québec n’étant pas
encore disponible au moment de l’élaboration du présent
répertoire.
Toutes les
associations végétales et autres unités polygonales composant
les sites d’intérêt du répertoire ont été numérisées et
structurées dans une base de données géoréférencées à l’aide du
logiciel Arc/Info. Tout le processus de montage des fiches
cartographiques réalisé à l’aide d’outils infographiques, a donc
bénéficié de la convivialité, de la précision et de la
performance du système d’informations géographiques.
En plus des 78 fiches cartographiques, le répertoire comprend
une carte de localisation générale montrant l’ensemble des sites
et des cartes plus précises de localisation élaborées pour
chacun des huit arrondissements.
Portée de
l’information
La caractérisation des milieux naturels présentée dans le
répertoire est basée sur une compilation d’études existantes et
sur une interprétation de photographies aériennes récentes. En
raison des méthodes utilisées et malgré les visites au terrain
réalisées pour la grande majorité des sites, l’information
présentée comporte tout de même une certaine marge d’erreur ou
d’imprécision. Par conséquent, les informations diffusées dans
le répertoire mériteraient d’être approfondies et validées avant
d’être utilisées dans le cadre d’un projet particulier
concernant un site donné.
En raison des
limites du mandat et des méthodes utilisées pour inventorier les
milieux naturels, certains sites qui mériteraient d’être
répertoriés ont pu être omis. Il est donc très probable que,
dans le futur, de nouveaux sites naturels d’intérêt soient
identifiés et portés à l’attention des autorités municipales.
Ceux-ci pourront être intégrés dans des éditions ultérieures du
répertoire.
Source : Ville de
Québec |