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Bassin versant

Le bassin versant représente le territoire sur lequel toutes les eaux de ruissellement et souterraines s’écoulent vers un même point, le lac.

Le bassin versant du lac possède des limites naturelles qui ont été déterminées en fonction du relief du terrain et du sens de l’écoulement des eaux. Les lignes de contour du bassin versant s’appellent les « lignes de partage des eaux ».

 

POURQUOI PARLE-T-ON DE BASSIN VERSANT ?

Source : Serge Arsenault, Genivar, 2009

À l’heure actuelle, le bassin versant est une échelle géographique plus adaptée à l'étude et à la gestion des plans d’eau. On a cru longtemps que seuls les riverains avaient un impact sur la qualité de l’eau du lac en raison de leur proximité au plan d’eau. Aujourd’hui, on comprend que toutes les personnes qui vivent ou qui ont des activités dans le bassin versant influencent potentiellement la qualité de l’eau du lac. Leurs activités génèrent des substances dans l’environnement qui sont des menaces potentielles pour le lac, si elles contaminent le milieu aquatique.

De nos jours, les eaux de ruissellement qui voyagent sur les surfaces imperméables des espaces urbains relient toutes les personnes du bassin versant, au lac. L’affectation du sol dans un bassin versant est donc très importante à connaître.

La carte d’affectation du sol dans le bassin versant laisse entrevoir deux grands types de superficie, l’agricole et l’urbain, chacune étant morcelé d’îlots de boisés encore intacts.

Les activités urbaines

Les zones urbaines se concentrent au sud-est du bassin versant, plus particulièrement autour du lac. Ces zones se caractérisent par une multitude de surfaces imperméabilisées (rues, stationnement, toitures) qui interceptent les eaux de pluie (potentiellement contaminées) et les acheminent par gravité vers le lac.

Dans les villes, après avoir été utilisée, l’eau dite « usée » est collectée par un réseau d'égouts. Les effluents urbains sont acheminés par ce réseau jusqu'à une station d'épuration où ils sont traités. S’il n’est pas en bon état, ce réseau d’égouts peur constituer une source de pollution pour le lac.

Source : Serge Arsenault, Genivar, 2009

Les activités agricoles

La zone agricole se retrouve surtout au nord-ouest dans le bassin versant. Ces surfaces sont constituées de terres en culture permanente ou annuelle, avec la présence ou non de bétail. Les déjections animales du bétail constituent une source de pollution potentielle pour le lac ainsi que les engrais de synthèse appliqués sur les champs et destinés à la croissance des plantes commerciales. Les champs laissés à nu sont aussi une source potentielle de particules de sol que l’érosion hydrique ou éolienne peut transporter jusqu’au lac.

Le nombre d’entreprises agricoles a considérablement diminué dans le bassin versant. depuis quelques années. Celles qui demeurent en opération ont adopté des pratiques agroenvironnementales pour une gestion optimale de leurs engrais, leurs fumiers et leurs champs. Résultat : moins de perte d’éléments nutritifs et de particules de sol dans l’environnement et des économies substantielles pour le producteur.

 LA GESTION INTÉGRÉE DE L’EAU PAR BASSIN VERSANT

Depuis l’avènement au Québec de la Politique nationale de l’eau en 2002, on vise à gérer la qualité des plans d’eau de façon intégrée (travailler ensemble) et par bassin versant. La gestion intégrée de l’eau doit tenir compte de tout ce qui se passe dans le bassin versant, incluant autant les activités naturelles que les activités humaines. Les sols, la végétation, les animaux et les êtres humains font partie d’un bassin versant.

De cette façon, on peut mieux comprendre et expliquer les problèmes liés à la quantité et à la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Les solutions sont envisagées en concertant tous les groupes de personnes concernées en respectant les principes du développement durable. Cette approche de gestion permet également de mieux établir les priorités d’action en tenant compte des impacts cumulatifs sur le milieu aquatique.

L'approche de gestion intégrée de l'eau par bassin versant vise à élaborer et mettre en oeuvre un plan directeur de l'eau, qui se veut un plan d'action portant sur la protection, la restauration et la mise en valeur du plan d'eau. Le CBLSA a réalisé en 2003, un premier jet de plan directeur de l'eau pour le lac Saint-Augustin, suite à une planification stratégique, la "Grande Corvée".