Réduction du développement domiciliaire
Le lac Saint-Augustin est alimenté par les eaux de surface et les eaux souterraines quiproviennent du territoire qui s’y draine, le bassin versant. L’utilisation du sol dans ce bassin versant influencera donc la qualité de l’eau acheminée au lac et son régime d’écoulement.
Jadis, la forêt couvrait la région. La pluie était freinée par la cime des arbres et était ensuite filtrée par le sol, avant de retourner lentement au lac à travers les eaux souterraines. Quelques espaces à découvert recevaient les eaux de précipitations qui ruisselaient en surface sur le sol, en provoquant de l’érosion vers le lac.
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| Source : APEL, 2009 |
Aujourd’hui, l’urbanisation favorise davantage le ruissellement de l’eau sur les surfaces dures et lises plutôt que son infiltration dans le sol. Ces eaux sont aussi plus contaminées par les substances issues de l’activité humaine, et leur régime d’écoulement est plus rapide en raison de leur passage sur des surfaces dures et lisses.
Donc, le développement urbain a un impact sur la santé du lac car il apporte:
- une multitude de surfaces imperméables
- des étendues de gazon qui sont requierent beaucoup de soins pour être esthétiques
- des fosses septiques potentiellement non fonctionnelles qui déversent potentiellement, leur contenu riche en phosphore et en azote, dans l’environnement près du lac
- des sels de déglaçage utilisés sur le réseau routier qui alimente le développement domiciliaire et qui le relie aux autres entités urbaines
- la prolifération des algues bleu-vert (cyanobactéries)
En 2009, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures annonçait son intention de limiter le développement domiciliaire autour du lac et le CBLSA a applaudi cette décision (Pour sauver le lac Saint-Augustin).
Le CBLSA a également appuyé le prolongement du réseau d’égout sanitaire annoncé par la Ville, pour les résidences non desservies, situées sur la rive nord du lac. Le CBLSA est d’avis qu’il représente une étape essentielle dans la démarche de protection du lac puisque selon les études, le projet permettrait de réduire de 35%, les apports en phosphore au lac. Par contre, si ce projet ouvre la porte à un développement domiciliaire anarchique autour du lac, cela annulera les efforts et investissements visant à améliorer son état de santé. Les espaces boisés, les milieux humides et les bandes riveraines végétalisées autour du lac doivent être préservés parce qu’ils interceptent et filtrent les contaminants qui proviennent du réseau routier, des eaux pluviales et sanitaires, des engrais et des activités agricoles. La Ville est consciente de ce danger (Le développement domiciliaire au lac Saint-Augustin). Le CBLSA suit l’avancement du dossier qui fait partie de ses priorités d’action 2010-2012.
