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Sommaires
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PORTRAIT
AGROENVIRONNEMENTAL
L’étude agroenvironnementale du bassin versant du lac Saint-Augustin a
été réalisée en trois étapes. La première étape visait à cerner le
potentiel agricole du bassin versant, selon les informations disponibles
auprès de la Direction de la Gestion intégrée des ressources en milieu
agricole du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de
l’Alimentation du Québec (MAPAQ), et du Service météorologique
d’Environnement Canada. L’étude a mené à la conclusion que les types de
sols et le climat de la région offrent des possibilités culturales
réduites. En général, les sols sont plus propices à des cultures telles
que les prairies, les pâturages ainsi que certaines productions
céréalières et maraîchères.
La deuxième étape, grâce à une enquête auprès des entreprises agricoles
concernées, a permis de tracer le portrait agricole actuel du territoire.
Selon les résultats de l’enquête, l’activité agricole occupe une
fraction non négligeable du territoire du bassin versant du lac Saint-Augustin
(16%). Cependant, les élevages d’animaux sont quasi absents et les
superficies en culture sont presque exclusivement employées à la
production de fourrage destiné à l’alimentation d’animaux d’élevage
situés en dehors du bassin versant. Les rotations longues (environ 5 ans)
sont pratiquées dans l’ensemble et les signes de détérioration du sol
(compaction, érosion, etc.) sont pratiquement absents.
Finalement, les données et informations rassemblées aux deux premières
étapes ont permis d’estimer la pression qui est exercée par l’activité
agricole sur la qualité de l’eau du lac Saint-Augustin. Cette évaluation
des risques a été réalisée avec l’aide de grilles du Portrait
agroenvironnemental des fermes du Québec et selon l’indice-phosphore
développé par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des
Affaires rurales de l’Ontario. Selon ces indicateurs, les risques de
pollution du lac engendrés par l’activité agricole seraient faibles.
Dans l’ensemble, l’utilisation agricole du bassin versant du lac
Saint-Augustin cadre bien avec le potentiel agricole de la région.
Toutefois, comme le secteur agricole est un milieu dynamique qui évolue
rapidement, une politique locale doit être émise pour préserver la
qualité de l’eau du lac Saint-Augustin et l’intégrité de son
bassin versant.
Rapport
agro-environnement
du lac
Image
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ÉCOLOGIE DES
CYANOBACTÉRIES
La perte de la qualité visuelle du plan d’eau, de même que la présence
d’odeurs désagréables, est induite par la présence massive d’algues
microscopiques, dont les cyanobactéries.
La concentration maximale de toxines ne coïncide pas nécessairement avec
le maximum de biomasse de cyanobactéries. Aussi, la production de
toxines n’est corrélée avec aucun facteur environnemental, à l’exception
de la quantité de phosphore réactif soluble.
En limitant la pénétration de la lumière à travers la colonne d’eau, les
blooms réduisent la photosynthèse près du fond d’un lac ce qui favorise
la production de zones anoxiques à ce niveau. Ce phénomène est accentué
par la décomposition massive des algues sénescentes ayant participé au
bloom. La présence d’une zone sans oxygène près du fond permettra une
augmentation de la concentration en phosphore par son relarguage à
partir des sédiments. Comme le phosphore est soupçonné d’être un facteur
favorisant la croissance cyanobactérienne, cela créerait un phénomène de
rétroaction positive.
Chaque lac possède ses propres caractéristiques et les solutions
employées afin de réduire un bloom cyanobactérien ne sont pas simples,
ni universelles. Alors que dans une situation, une technique pourrait
s’avérer efficace, dans une autre, elle pourrait ne donner aucun
résultat, simplement parce que les espèces impliquées dans le bloom ne
seraient pas les mêmes et donc, n’auraient pas la même écologie et les
mêmes exigences. La caractérisation biologique et physico-chimique d’un
lac et de son bassin versant est donc préalable à toute mesure de
restauration.
Rapport sur les cyanobactéries
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DIAGNOSE ÉCOLOGIQUE
La diagnose écologique du lac Saint-Augustin a pour objectif d’étudier
l’état actuel du milieu lacustre et de le comparer aux informations
fournies lors d’études antérieures.
Cette étude a permis d’évaluer les caractéristiques biophysiques du lac
et du bassin versant de même que les paramètres physico-chimiques,
chimiques et biologiques des eaux du lac et de ses tributaires au cours
des années 2000 et 2001. Ces informations ont été utilisées pour
déterminer, à l’aide de divers indices appropriés, l’état trophique du
lac et établir le portait de l’évolution de son statut trophique au fil
des années. Les critères de qualité de l’eau de surface pour différents
usages du ministère de l’Environnement ont servi de base à l'évaluation
et au suivi de la qualité des eaux.
Les données présentées dans ce document mettent en évidence le fait que
le niveau trophique du lac s’est dégradé au fil des années, qu’il est
maintenant eutrophe, que la prolifération massive de cyanobactéries y
est observée en période estivale, que la présence importante de
coliformes fécaux restreint les usages du plan d’eau et que l’apport
élevé en phosphore est un élément important de la problématique. Il y a
présence d’une stratification thermique l’hiver qui contribue à rendre
le fond du lac en condition anoxique, mettant la vie aquatique en danger
et favorisant probablement une libération importante de nutriments en
provenance des sédiments.
La restauration du milieu riverain est recommandée, en respectant la
politique de protection des rives, de la plaine inondable et du
littoral. Voir également à rediriger les eaux du bassin versant modifié
en direction du lac Saint-Augustin pourrait également assurer un
renouvellement des eaux tel qu’il se présentait initialement.
Faire le suivi des paramètres physico-chimiques et déterminer les
concentrations d’azote et de phosphore présentes dans les sédiments
fournirait des informations récieuses sur les fluctuations de la qualité
du plan d’eau. L’identification de méthodes de contrôle appropriées
pourrait réduire les concentrations d’azote et de phosphore à des seuils
qui ne favoriseront pas la prolifération des cyanobactéries. Le suivi de
la biomasse et des espèces phytoplanctoniques, particulièrement les
cyanobactéries, ainsi que de la toxicité algale est enfin recommandé.
Rapport sur la diagnose
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ÉTUDE
PALÉOLIMNOLOGIQUE
Le but principal de cette recherche est de déterminer les causes de la
détérioration de la qualité de l’eau du lac Saint-Augustin, notamment en
analysant les changements dans la composition des assemblages de
diatomées fossiles préservées dans les sédiments du fond du lac. La
méthode pour y parvenir consiste à connaître l’état naturel du lac avant
l’occupation humaine du territoire et à identifier, par datation avec
l’isotope plomb 210 (210 Pb), les périodes qui montrent un changement
important dans la qualité des eaux.
Les activités anthropiques à l’échelle du bassin versant du lac Saint-Augustin
ont provoqué un changement majeur dans la qualité de l’eau. En effet, la
déforestation, l’utilisation croissante d’engrais pour l’agriculture à
partir des années 1940, l’urbanisation au pourtour du lac, ainsi que la
construction d’un axe routier important à proximité ont entraîné une
très forte productivité dans les eaux du lac et accéléré le processus
d’eutrophisation. Les assemblages de diatomées fossiles, depuis plus de
240 ans, démontrent une très grande variation dans leur composition. Les
espèces de milieux oligotrophes à mésotrophes dominaient jusque dans les
années 1940, quand elles ont commencé à céder la place aux espèces
typiques des milieux eutrophes à partir des années 1950. Les résultats
démontrent donc que le lac, avant les modifications anthropiques, était
moins productif qu’aujourd’hui.
En connaissant l’histoire et les causes de la dégradation de cet
écosystème lacustre, il sera dorénavant possible de cibler des mesures
concrètes pour faciliter la restauration de cette infrastructure
écologique d’une grande valeur patrimoniale. Pour ce faire, on devra
envisager une réduction des nutriments dans le lac, afin de diminuer sa
productivité. Ce travail passe par une meilleure gestion des eaux
sanitaires des résidences isolées et un meilleur contrôle des
débordements du réseau s anitaire dans le réseau pluvial, en plus des
eaux de ruissellement de l’autoroute Félix-Leclerc. De plus, il faudra
travailler sur un programme d’éducation relative à l’environnement
auprès de la population concernée, afin de réduire voir même interdire
l’usage des engrais et des pesticides à l’échelle du bassin versant. La
plantation d’arbres et d’arbustes sera aussi un élément clé à considérer
de même que la mise en place de bassins de sédimentation et de marais
filtrants sur le réseau de drainage.
Rapport sur la
paléolimnologie
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GESTION DES APPORTS EN
PHOSPHORE
Considérant que le phosphore est un des éléments clés dans la
détermination de l’état trophique d’un lac, cette étude avait comme
objectif de localiser et d’estimer l’importance des principales sources
en phosphore avec l’intention de simuler des mesures de contrôle dans le
cadre d’un schéma directeur pour la restauration du lac Saint-Augustin.
La présente étude est basée sur l’utilisation d’un modèle théorique
utilisé par le ministère des Richesses naturelles pour le calcul des
apports en phosphore et la détermination de la capacité de support d’un
lac (Alain et Le Rouzès, 1979). Ce modèle permet la localisation des
sources de phosphore et l’identification de mesures correctives
réalistes en vue de restaurer la qualité de l’eau à l’échelle du bassin
versant.
Le modèle utilisé suggère trois sources majeures qui seraient
responsables de l’état eutrophe présentement observé. Parmi ces trois
sources on retient les eaux sanitaires avec les installations septiques
(ne sont pas inclus les eaux parasitaires via les mauvais croisements
sanitaires-pluvials), les sols urbanisés et les sédiments. Le modèle
suggère également que si des mesures étaient prises pour contrôler
chacun de ces apports, il serait possible de redonner au lac un état
trophique équivalent à un milieu mésotrophe, où la qualité de l’eau est
nettement améliorée comparativement au stade eutrophe.
Le modèle permet d’obtenir de bonnes indications sur les secteurs à
regarder plus en détail et peut être utilisé comme outil décisionnel
compte tenu de la fiabilité des comparaisons avec les observations in
situ. Dans l’ensemble, les apports majeurs semblent avoir été bien
ciblés et leur ordre de grandeur semble réaliste selon la littérature
existante sur d’autres projets semblables en Amérique du Nord et au
Québec.
Les recommandations formulées visent le contrôle des apports externes en
phosphore provenant des installations septiques, par l’implantation d’un
réseau d’égout collecteur, et la réduction des épandages d’engrais et de
pesticides et des secteurs d’érosion de la rive. Un retour à la valeur
initiale du taux de renouvellement des eaux au lac devrait également
permettre une amélioration de son état trophique. L’identification des
flux internes en phosphore provenant des sédiments pourrait enfin
fournir des informations sur la dynamique à l’interface eau-sédiments.
Rapport sur le
phosphore
Images :
1 -
2 -
3 -
4 -
5.
Tableaux :
4 -
5 -
6 -
7.
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PORTRAIT DE LA
CONTAMINATION DES SÉDIMENTS
Cette étude visait l’évaluation du niveau de contamination des sédiments
du lac Saint-Augustin pour différents contaminants. C’est ainsi que les
métaux lourds dont le cadmium, le chrome, le cuivre, le nickel, le plomb,
le zinc, l’arsenic (un métalloïde) et le mercure ainsi que les
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les pesticides
organochlorés ont été ciblés. Cette évaluation a été réalisée en
comparant les concentrations obtenues aux critères intérimaires du
Centre Saint-Laurent (CSL -1992) et aux teneurs de fond pour les
sédiments de la région géologique des basses terres du Saint-Laurent.
Certains paramètres physiques ont également été mesurés sur les
échantillons de sédiments afin de donner un aperçu de certaines de leurs
caractéristiques.
Un échantillonnage représentatif a été fait afin de répartir les
stations sur toute la surface du lac (42 stations d’échantillonnage
réparties sur des transects transversaux).
Les teneurs de fond disponibles pour la région, et correspondant au 98e
centile de la distribution, dépassent les valeurs du seuil d’effets
mineurs (SEM) pour tous les métaux analysés dans le cadre de cette étude,
sauf pour l’arsenic. Les résultats d’analyse obtenus pour les métaux
sont presque en totalité au-dessus du bruit de fond et du SEM. Pour le
cadmium, le seuil d’effets néfastes est même dépassé à certaines
stations, tandis que certains autres paramètres s’en approchent. Les
limites de détection de la méthode analytique pour les HAP sont toutes
inférieures au SEM alors que la limite analytique pour les paramètres
concernant les pesticides organochlorés est considérée comme non-significative
parce que trop élevée.
Une phase supplémentaire de travaux de caractérisation des sédiments est
recommandée pour confirmer les niveaux de contamination pour plusieurs
paramètres, particulièrement le cadmium. De nouveaux paramètres
d’analyse sont également recommandés. Le cas échéant, il y aura lieu de
réaliser une analyse sur les organismes benthiques (bio-indicateurs)
pour déterminer leur présence et leur diversité dans les sédiments de
même qu’une analyse détaillée du bilan du phosphore dans les sédiments,
lequel contribue de façon importante à l’eutrophisation du lac Saint-Augustin.
Rapport sur les
sédiments
Images :
Métaux,
Arsenic-Mercure,
Cadmium-Chrome,
Cuivre-Nickel,
Plomb-Zinc.
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PORTRAIT DES SITES
POTENTIELLEMENT CONTAMINÉS
L’objectif principal de cette étude environnementale a consisté à
évaluer les problèmes environnementaux, potentiels ou existants,
occasionnés par l’utilisation passée ou actuelle de sites localisés dans
le bassin versant du lac Saint-Augustin. L’identification des sites,
résidentiels ou commerciaux, a été réalisée en collaboration avec les
membres du Conseil de bassin du lac Saint-Augustin. Un total de 17 sites
présentant des activités à risque ont ainsi été ciblés dans le bassin
versant du lac alors que six sites ont été identifiés dans celui de la
décharge.
L’évaluation environnementale a comporté la réalisation d’une recherche
documentaire sur les sites ciblés, laquelle a nécessité des entrevues,
la consultation de documents et l'appréciation du respect des normes et
règlements en matière d’environnement. De plus, l’inspection des lieux
et le contact avec les propriétaires concernés ont notamment permis
d’obtenir des renseignements complémentaires concernant l’utilisation
antérieure et l’état actuel de chacun des sites.
Finalement, une analyse des informations a été réalisée afin de
qualifier le risque environnemental pour chacun des sites et d’évaluer
s’il y a matière à pousser l’investigation plus loin, notamment par des
travaux de caractérisation des sols ou de l’eau souterraine.
L’inspection et l’évaluation des propriétés à l’étude ont démontré la
présence de risques environnementaux de degrés divers, reliés à des
éléments tels la présence de réservoirs hors sol ou souterrains, la
gestion de produits pétroliers, de produits dangereux ou autres. Ainsi,
neuf sites ont été considérés à risque élevé, dont six avec
recommandations, 12 sites sont à risque environnemental modéré, dont
quatre avec recommandations, et deux sites sont à risque environnemental
faible.
Le constat se rattachant à ces recherches est présenté par site en
fonction de sa position (bassin versant du lac ou de sa décharge) et
comprend de façon générale la description de chaque site, les
observations réalisées lors de l’inspection, l’analyse des documents
disponibles et les recommandations s’il y a lieu.
Rapport sur les
sites contaminés
Image
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© Conseil
de bassin du lac Saint-Augustin, tous droits réservés
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